Acouphènes

Membre des l’équipes AFREPA Royan et La Rochelle

Sophrologie et acouphènes

Que va apporter la sophrologie?

 Elle va jouer sur le système nerveux (les tensions musculaires et le système limbique-les émotions-).

Elle va permettre de donner un « sas de repos » à l’oreille mais aussi pour tout le corps.

La sophrologie ne guérit pas les acouphènes mais donne des clefs pour intégrer l’acouphène dans son quotidien, le mettre à distance en se défocalisant de ce son parasite, « être spectateur » de la réponse psycho-émotionnelle de l’acouphène (il n’est plus perçu comme un danger mais a une connotation neutre), et apprendre à maîtriser avec justesse son stress et ses émotions.

La sophrologie va proposer à la personne acouphénique de mettre en route un processus dit « d’habituation », voire d’adaptation.

L’acouphène devient ensuite un signal pour ralentir et se poser dans sa vie.

On évalue 10 à 17% le nombre de personnes atteintes d’acouphènes en France.

Pour 5% d’entre elles, soit plusieurs centaines de milliers de personnes, l’acouphène est perçu comme intolérable avec une qualité de vie altérée.

Chaque année, 200 000 nouvelles personnes sont atteintes (3 jeunes sur 5 sont atteints d’acouphènes).

Qu’est-ce qu’un acouphène?

C’est un symptôme qui se traduit par l’audition intermittente ou permanente de sons divers dans une ou deux oreilles et/ou dans la tête, sans que ces sons soient présents dans l’environnement du sujet. La personne est la seule à les entendre.

5% des acouphènes sont des acouphènes objectifs et sont dus à des pathologies précises de l’oreille.

95% des acouphènes sont dits subjectifs et lorsqu’ils s’installent deviennent chroniques.

Comment se manifeste l’acouphène?

Il y a des populations à risque :

–       les personnes travaillant en milieu industriel

–       les personnes dont les métiers les amènent à être beaucoup en voiture et/ou  en camion

–       les mécaniciens automobiles

–       les ouvriers du BTP

–       les soldats en zone de conflit

–       les musiciens

–       les habitants des villes à forte densité de population

–       les personnes qui fréquentent régulièrement les discothèques, les boîtes de nuit, les salles de concert et les raves, ou qui écoutent la musique à un volume élevé, baladeurs ou lecteurs MP3…

–       Cela fait beaucoup de monde !!!

Comment cela arrive-t-il?

Les causes les plus fréquentes sont les traumatismes sonores mais aussi les barotraumatismes (plongée sous-marine, passage dans un tunnel en train, avion).

Et puis d’autres causes comme :

– des infections à répétition de l’oreille et des sinus

– un traumatisme crânien ou une entorse cervicale

– la réaction à certains médicaments pris sur une longue durée (certains antibiotiques, diurétiques ou anti-inflammatoires, aspirine à haute dose),

– certains médicaments dans le cadre d’une chimiothérapie,

– un choc émotionnel très fort, (une séparation, un deuil…)

– un très gros stress personnel et/ou professionnel

En fait il n’est pas toujours facile de déterminer l’étiologie (études des causes et des facteurs) de l’acouphène.

90% des personnes souffrant d’acouphènes ont une perte auditive, même légère.

40% des personnes acouphéniques vont souffrir d’hyperacousie (amplification démesurée des sons). L’hyperacousie doit disparaître au bout de 6 mois environ en rééduquant son oreille aux sons quotidiens.

Pourquoi certaines personnes vivent l’acouphène comme intolérable?

 Chez 80% des personnes atteintes d’acouphènes, une habituation des réactions et de la perception va se faire sentir entre 6 à 12 mois.

 Chez 20% les acouphènes vont devenir invalidants et perturber de façon handicapante toutes les activités du quotidien. L’acouphène est perçu comme un danger.

On observe que chez ces derniers, le facteur émotionnel est extrêmement important.

Le stress, les émotions qui submergent la personne augmentent la perception de l’acouphène. Elle peut alors sentir :

 Irritabilité, tristesse, désespoir, troubles du sommeil, repli sur soi, désocialisation…allant jusqu’aux pensées suicidaires chez certaines personnes.

Que doit-on faire lorsqu’au bout de 24 heures l’acouphène ne part pas?

 Il est nécessaire de consulter un médecin ORL ou le service des urgences. C’est important car le diagnostic sera d’autant plus rapide.

Est-ce possible de les supprimer?

 Il n’existe pas de médicaments  « contre les acouphènes ».

Les médecins ORL peuvent prescrire des anxiolytiques, des antidépresseurs, lorsqu’un patient se trouve dans un état anxieux, voire de détresse psychique.

Parfois lorsque la personne vient très rapidement consulter, des vasodilatateurs et de la cortisone seront prescrits sur une courte durée.

Il existe aujourd’hui différentes thérapies :

–       générateurs de bruits blancs et roses

–       thérapie sonore

–       stimulation électrique

–       et LA SOPHROLOGIE

 Article de l’AFREPA